Le fascisme ? On y est !
On pourrait croire l’expression « la coupe est pleine » -même si nos bourses sont vides-, mais il semble que pour beaucoup, beaucoup trop, cela ne soit pas le cas.
Alors, faut-il attendre que le fascisme, quel que soit le nom sous lequel il se dissimule, soit totalement et totalitairement installé pour réagir ?
Je perçois les sourires blêmes et condescendants de certains de mes amis, disant que, comme toujours, j’exagère.
Que vous faut-il de plus que ce qui nous arrive actuellement ?
Des fichiers (et il y en a !)où vous figurez et figurerez tôt ou tard, des procès contre tous ceux qui manifestent leur solidarité, contre les militants syndicaux et politiques, des lois de plus en plus répressives, de l’armement des polices municipales de taser et autres engins barbares, des contrôles au faciès, des blogs attaqués, de la presse achetée, des écrivains poursuivis, du mépris de ceux d’en haut, de la suppression annoncée de l’enseignement de l’histoire dans les lycées, de la privatisation en cours de l’enseignement, des déclarations religio-communautaristes de notre petit duce, de la prise en main d’organisations comme le MRAP en France et en Belgique par des sous-marins de l’islam intégriste, du massacre volontaire du spectacle vivant, de la destruction terrifiante de l’hôpital public et de l’accès aux soins pour tous, de la toute puissance du président de ce qui n’est plus depuis longtemps une véritable république, de la pusillanimité voire de la collaboration des dirigeants du PS avec la droite, de cette droite qui a si bien assimilé les idées du FN qu’on ne voit plus la différence, de la politique abominable contre les sans-papiers, de la provocation de ce sommet sur l’immigration à Vichy, etc etc etc…. j’arrête une énumération que chacun peut aisément continuer.
Alors, si tout cela, ce n’est pas l’autoroute du fascisme, qu’est-ce ?
Comme hier, la lâcheté se paiera au prix du malheur, des larmes, de la misère, si ce n’est à celui du sang !
Ah oui, j’ai entendu cet argument : c’est vrai que cela ressemble à du fascisme, que probablement c’en est. Mais qu’il est « contre-productif » de le dire ! On cauchemarde…
Rendez-vous à l’an dix mille, compagnons ! L’an dix mille !