I have a dream
J’ai fait un rêve :
Les traders s’étaient pendus avec leurs cravates, en un magnifique et dernier orgasme collectif ;
Les bourses n’étaient plus que des tas de cendres fumantes devant lesquelles pleuraient quelques banquiers, leurs stocks options en guise de mouchoirs ou de papier à cul ;
Le tsar élyséen avait disparu on ne sait où et on s’en fichait comme de notre première retenue pour faits de grève, tandis que son complice Fion, assis sur un monceau de billets déchirés, le sourcil broussailleux, pleurait, tendrement enlacé par miss boutinnette en déshabillé vaporeux et le rat d’Ati en tutu de chez Dior ;
Le pape et le Dalaï-lama avaient échangé leurs tenues avant d’aller se pacser à l’arche de la défense où les attendait Noé (de la) grimpé sur un vélo rose ;
DSK, dans un accouplement monstrueux, sodomisait une chèvre poitevine en criant : Géronimo ! Vive la sociale, Ségo ! A bas les capitalos !
Tels des lemmings épouvantés, les patrons du Merdef se jetaient dans l’océan atlantique avant de finir définitivement dévorés par les requins de la finance étasunienne ; ceux-ci, empoisonnés par un tel festin, mouraient les uns après les autres dans une puanteur épouvantable ;
Busch, Obama, Mc Cain et ben Laden dansaient le hip hop à Ground Zero en beuglant l’internationale version mormonne ;
Un défilé de mode avait été organisé par les talibans afghans avec concours de la burqua la plus hermétique et ceintures d’explosifs décorées par Jean-Paul Gauthier ;
Après avoir balancé nos télés à la décharge, nous étions partis à la pêche, ou cultiver nos fleurs, ou lire ce bon sang de bouquin qu’on n’avait jamais eu le temps d’ouvrir, ou se dorer peinard à rien foutre pour de vrai.
Et je me suis réveillé….
Putain de vie !