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Publié le par jacques thomassaint

IL Y AVAIT UN HOMME

 
Il y avait un homme
Nu
Assis
De profil       d’oubli et c’est alors une si grande solitude une si grande désespérance qu’à nouveau
Tenant le front                 tu marches cherchant la frontière le point de passage le barbelé salvateur
Dans ses deux mains               l’homme en armes croisées devant sa poitrine comme insigne de vie
Immobile silencieux                             à nouveau tu croises sur la pierre les traces des bêtes mortes
Ou peut-être murmurant                                        ou peut-être les marques d’agenouillements usant
Et nul n’écoutant sa douleur                                                 le calcaire tu n’es pas le premier passant
Assis nu solitaire sur ce rocher
Le ciel blanc derrière lui sans nuage  ce temps au cœur de ce fragment de temps cette apparence de l’oubli
Sans ligne d’horizon entre ciel et sol                      qui ne vient pas à la fin malgré le feu qui ne s’éteint pas
Comme si rien d’autre que cette forme posée                il n’y a jamais de rendez-vous sur le pont au dessus
Cependant le temps bref et infini d’écrire une ligne                                  du fleuve et quel pont franchissant
Un changement les mains sont posées sur les genoux                                                     le lit tari à la fin


ce recueil (50 pages) a reçu le PRIX DE POESIE 2007 DE LA VILLE DE DIJON
Disponible chez l'auteur (adresse sur le bandeau)
 
Préface de M.Etienne GRUILLOT, philosophe.

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