Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 15:11

Chers amis lecteurs de ce blog,

vous lirez ci-dessous le texte du message envoyé par l'éditeur de mon prochain roman "La résurrection de l'escargot" à quelques adresses, dont peut-être la vôtre. Merci de faire circuler ce texte, c'est un des moyens de diffuser les livres hors circuit (de la pensée dominante):

 

Bonjour,

 

Si vous lisez ce message, c'est que vous faites partie des proches de Jacques Thomassaint qui a le plaisir de vous annoncer la sortie de son livre " La résurrection de l'escargot ".

 

Un événement à saluer et un roman vraiment étonnant qu'il faut défendre, grâce à vous. Car si nous avons décidé de l’éditer, seuls les lecteurs le feront vivre et vous pouvez être l’un des premiers d’entre eux.

 

Quelques mots le concernant : " Dans ce pays dominé par le gang du Présid’Boss Nicoléon, chacun survit comme il peut. D’étranges événements surviennent, alors que la pluie n’a cessé depuis des semaines. Tout est devenu bourbier, des rues aux mœurs politiques. Dans cette débâcle, des personnages s’agitent, agissent, plus ou moins mystérieusement. De la Mère Denis dans sa boutique à Prosper Proprius tueur à gages, de Vladimir Oulianov trafiquant d’armes auvergnat à l’émigré afghan, ou de monsieur Edmond, doux rêveur à Marguerite, éleveuse de porcs dans la Creuse. Et d’autres encore, inconnus, discrets, armés peut-être. Comme l’escargot réfugié dans sa coquille, le peuple attend. La célébration de l’anniversaire de Nicoléon sera un grand moment, et une grande surprise… Une très grande surprise ! "

 

Parce que vous faites partie de ses proches, Jacques et moi-même vous proposons de découvrir son livre en avant-première et de bénéficier d'une première édition qui vous est spécialement réservée avec votre exemplaire personnellement dédicacé !

 

Cliquez sur le lien pour visualiser le livre et réservez votre exemplaire si vous le souhaitez : http://www.edkiro.fr/la-resurrection-de-lescargot.html

 

 

 

 

 

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : culture - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 11:49

Aux citoyens indignés de Grèce et d’Europe

« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.

Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes.

Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu’ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !

Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète !

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches.Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

Le Comite Consultative du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’ Etincel » (*)

Athenes, 26 Mai 2011

(*) Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 13:56

Quelques centaines de jeunes gens et jeunes filles devant l’opéra de Paris. Ils demandent démocratie, justice sociale, veulent changer ce monde. Ils ont raison. Nous, déjà si vieux de tant de luttes inabouties, ne pouvons que les encourager. Et surtout se garder de tout conseil. Ils feront leur chemin, en espérant qu’ils réussiront là où nous avons échoué.

Lu dans Ouest-France : Un homme chante une chanson de Brassens à se fenêtre. Celle-ci ne plaît pas à deux pandores passant par là. Conséquence : l’homme sera condamné, amende et travaux d’intérêt général. Où court donc notre pauvre pays ?

J’ai en mémoire un titre de Bassens : les trompettes de la renommée. Ou, version contemporaine : l’étron pète de lard renommé. Quant à écrire les « tron » en pensant à une affaire un brin glauque, il n’y a qu’un pas. Que je n’ose franchir…

Je ne vais pas en faire un fromage, mais quand même : je lis que Hollande (vous savez, le monsieur « normal » du PS !) aurait dit qu’il ne reviendrait pas sur la durée de 41 ans de cotises pour la retraite. Si le reste du programme est du même tonneau, je ne vois pas ce qui  différencie son picrate – socialement- du vinaigre sarkozyen.

Une question me hante : comment des gens sensés peuvent-ils se laisser berner par les discours de la fille Le Pen ? Quand on regarde de près son « programme », au-delà du baratin faussement révolté, on y retrouve toutes les vieilles recettes de ses ancêtres fachos des années 1930.  Quoi qu’on en dise, un facho reste un facho, même féminisé, avec cheveux blonds et tchatche pseudo pro-peuple.

Des amis (on en a toujours, pleins de bon conseils…) m’ont dit que tout ça (entendez par là mes petits écrits de blogueur) n’est pas politiquement positif. Ben voui ! C’est comme ça. Et je ne changerai rien. Non mais !

Ceci écrit, puisqu’on parle de plus en plus de cette putain d’élection-piège-à-con-présidentielle, je voterai pour celui qui s’engagera à supprimer la fonction autocratique liée à cette présidence, qui s’engagera à faire élire une constituante pour une (véritable) sixième république, qui s’engagera à désarmer totalement notre pays, à retirer toutes les troupes des pays où elles guerroyent joyeusement aujourd’hui, à revenir immédiatement au programme initial du Conseil national de la Résistance, à donner des papiers à tous les sans papiers actuellement en France, sans condition aucune, à immédiatement augmenter le Smic à 1500 euros mensuels, à immédiatement stopper le RGPP , à imposer à 100% les revenus au-delà de 5000 euros (et je suis généreux !), bref, à revenir à une véritable justice fiscale, sociale… quant aux libertés, qu’il s’engage à stopper l’installation des la vidéosurveillance partout, à interdire l’usage du flasball et du Taser… et à utiliser les forces de police  à la protection du peuple et non à son matraquage, gazage et autres joyeusetés qui se multiplient ces jours-ci… et plein d’autres vraies réformes démocratiques. Y a du boulot !

Et si ça n’existe pas, un tel programme et un tel candidat ( en lequel avoir confiance, ce qui n’est pas la moindre des exigences) alors, je resterais couché le jour du vote.

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 12:08

 

 

 

Rues impeccablement propres, pelouses parfaitement tondues (y compris celles qui n’avaient jamais vu une lame de tondeuse de leur existence herbeuse !), macadam refait, bandes blanches repeintes, façade du restaurant Avel Vor redécorée, j’en oublie certainement, Port-Louis d’un coup était tout neuf, tout poli, beau comme un sou neuf… Pour un peu on en oublierait que sans la visite pré-électorale du Président, rien de tout cela n’aurait été fait, ou pas aussi vite ! On en oublierait aussi que nous allons payer de n os impôts cette réfection de façade. Car c’est bien de ravalement provisoire dont il s’agit. Cette visite ne modifiera en rien la réforme (la fameuse RGPP) qui supprime taxe professionnelle et subventions, mettant en grande difficulté les communes et les départements.

Mais que ne ferait-on pas, quand on est une municipalité de droite, pour faire croire que sous le sakozysme, tout va bien !

J’ai vu aussi tous ces habitants de Port-Louis et des environs se presser pour le spectacle. Pauvres manants ! Vous n’en verrez, de très loin, que le décorum. Pas question d’approcher les lieux de la cérémonie. Péquins de base, ce n’est pas votre 8 mai, ni celui auquel vous vous rendiez auparavant, afin d’honorer vos morts et vos résistants. Ceux-là seront à Sarkozy, pour sa propagande, sa clique de valets et de polichinelles obséquieusement obéissants. Venus en train spécial de Paris. Et protégés par une nuée de gendarmes et autres policiers, par cet hélicoptère tournant depuis l’aube au-dessus de la cité, par ces vedettes maritimes empêchant votre sortie en mer, votre partie de pêche dominicale et, comble du ridicule, l’éventuelle baignade jusqu’à l’autre rive de la rade.

Il y aura un discours, martial, sans doute, vantant la liberté et la résistance. Et pendant ce discours, nous serons en zone occupée, avec des hommes en bleu et en arme à chaque carrefour, dans chaque rue, ordonnant de s’arrêter, de ne pas franchir la frontière, voire de monter ses papiers. Est-ce dans l’intention de nous montrer ce qu’on pu ressentir nos ainés pendant l’occupation allemande ? Est-ce pour que nous comprenions, sots que nous sommes, ce qu’était un ausweis ?

En tout cas, entre le discours et la réalité, il y aura une telle contradiction que je m’étonne que certains ici puissent trouver cette situation normale. Ne sommes-nous pas chez nous, dans notre ville ? N’avons-nous pas le droit de saluer les fusillés comme nous le faisons habituellement ? Sommes-nous devenus des sortes de pestiférés, des étrangers dans notre propre cité ? Sommes-nous soudainement, par  le seul fait de la visite du prince, indignes de cette commémoration ? Ou nous considère-t-on, dans les sphères policières et politiques, comme des terroristes en puissance ?

Un Président populaire n’aurait-il pas eu à cœur d’être au milieu de nous tous, sans avoir besoin de tout ce déploiement d’interdictions ?

Mais nous savons, hélas, qu’il s’agit de tout autre chose. On parlera de cette visite, dans les médias télévisés aux ordres, on répétera des extraits du blabla présidentiel en tentant de nous faire croire à la sincérité de celui qui le prononça. Nous savons, pour avoir croisé ces centaines de policiers nous interdisant de circuler à  notre gré que ce n’est là que faux-semblant, tromperie pour les gogos, tartufferie et mensonges sans vergogne.

Tout cela n’est pas digne de la République dont ces messieurs au pouvoir font si grand usage dans leurs déclarations.

 

Port-Louis, le 8 mai 2011, 12h.

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 11:17

Après quelques jours de vacance(s), le retour est brutal. Pas le retour à la civilisation, non. Le retour vers la barbarie. Le recul de l’humanité, pensante et agissante.

Ben Laden tué par les yankees. Certes, c’était sans aucun doute un barbare. Mais pourquoi se comporter comme lui ? Pourquoi ne pas lui faire un procès ? Nuremberg n’a-t-il pas été un moment de cette tentative de sortir du barbare ? Alors, pourquoi, Monsieur Obama ?

Le pire, ce fut ces images de foule en liesse à l’annonce de cet assassinat. Un cauchemar éveillé. L’humanité n’est pas sortie de la préhistoire, avec ce nouveau règne de la loi du plus fort, du plus armé, du plus tueur que l’autre.

Ce n’est pas ce que fait la France en Lybie qui me rassurera, bien au contraire. Notre président, napoléon au petit pied, nous emmène dans une nouvelle sale guerre. Sans que jamais les élus de la nation n’aient pu se prononcer.  Ni nous, pauvres péquins de base, à fortiori !

A propos de Nicoléon, voilà-t-y pas qu’il vient passer une petite heure auto-publicitaire à Port-Louis, à l’occasion du 8 mai. Célébrer la résistance. On aura décidément tout vu avec ce monsieur. Lui qui détricote à coup de hache les acquis du Conseil National de la Résistance ! Quand je vois qu’il y aura des gens pour aller applaudir cette mascarade !

En attendant, Port-Louis, ville fortifiée (par les espagnols, sous-traitants de Louis XIV), sera ville interdite. Il faudra même montrer sa carte d’identité pour aller chez soi.

Heureusement, le sens du comique des autorités est à la hauteur de ce non-événement : non seulement pêche, navigation circulation, seront interdites, mais également la baignade… Je vois très bien un terroriste traverser la rade à la nage, avec dix kilos d’explosifs planques dans son slip. Un couillu, le gars ! Allez, messieurs, faites nous encore un peu marrer, en attendant qu’on vous vire comme la bande de C… que vous êtes. (C… peut se traduire par différents mots, à vous lecteurs de mettre celui qui vous convient le mieux.)

Il y aura bien un rassemblement à 17h à l’appel du Mouvement de la Paix, et du PC. Mais tout ça reste bien gentillet. J’irai, évidemment. On aurait rêvé plus…

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 09:49

 

Fidel Castro, aujourd’hui malade et devenu chroniqueur de luxe du journal « Granma », est un personnage d’exception. Rarement une personnalité aura provoqué autant de réactions aussi passionnées. Certains l’ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d’autres ont d’abord pris leurs distances avant de se rapprocher de cet homme qui à Cuba et dans le monde entier on appelle « Fidel » ou « Comandante ». Surtout pas « leader maximo », une invention ânonnée comme une vérité.

 

Ce fils d’un aisé propriétaire terrien, né il y a quatre vingt trois ans (1) à Biran dans la province de Holguin a suivi des études chez les Jésuites, puis à l’université de La Havane d’où il sort diplômé en droit en 1950. Il milite dans des associations d’étudiants, tape dur lors d’affrontements musclés avec la police dans les rues de la capitale puis se présente aux élections parlementaires sous la casaque du Parti orthodoxe, une formation se voulant « incorruptible » et dont le chef, Chivas, se suicida en direct à la radio. Un compagnon de toujours de Fidel, Alfredo Guevara, fils d’immigrés andalous et inamovible patron du cinéma cubain, dira de lui : « Ou c’est un nouveau José Marti (le héros de l’indépendance), ou ce sera le pire des gangsters ».

  Fidel Castro, c’est l’attaque de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953, la prison, la rédaction de « l’Histoire m’acquittera » ; c’est l’exil au Mexique avec son frère, la préparation du débarquement à bord du « Granma » la rencontre avec un jeune médecin asthmatique venu d’Argentine, Ernesto Rafael Guevara de la Serna. Fidel Castro, c’est au début un adversaire acharné de la dictature, un adepte de la philosophie chère à Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis. C’est la guérilla dans la Sierra Maestra et son apparition au grand jour dans les journaux nord-américains et européens. Tant que Fidel ne s’attaquera pas aux intérêts économiques US, il sera un interlocuteur des dirigeants étasuniens. Dès que la révolution commencera à exproprier des industries nord-américaines comme la United Fruit, il deviendra le diable à abattre.

  Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars 1960, sonne le prélude à une longue liste d’actes terroristes : le cargo battant pavillon tricolore, La Coubre, qui avait chargé des munitions à Hambourg, Brème et Anvers explose dans le port de La Havane faisant plus de cent morts, dont six marins français. Ulcéré, De Gaulle donne l’ordre d’accélérer la livraison des locomotives commandées du temps de Batista. Elles font l’objet d’étranges tentatives de sabotage. Les dockers CGT du port du Havre surveilleront le matériel jusqu’au départ des navires.

 Une opération de grande envergure se préparait du côté de Miami : le débarquement de la Baie des Cochons. En avril 1961, au lendemain de l’annonce par Fidel de l’orientation socialiste de la révolution, le gouvernement des Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés cubains et mercenaires latino-américains en espérant, en vain, un soulèvement populaire. Fidel en personne dirige la contre-attaque. La tentative d’invasion se solde par un fiasco. Les Etats-Unis signent là leur déclaration de guerre à la révolution cubaine. Pendant des dizaines d’années, ils utiliseront toute la panoplie terroriste pour tenter d’assassiner Fidel jusqu’à la combinaison de plongée sous-marine enduite de poison, faciliteront le débarquement de groupes armés, financeront et manipuleront les opposants, détruiront des usines, allant jusqu’à introduire la peste porcine et des virus s’attaquant au tabac et à la canne à sucre. Ils organiseront l’asphyxie économique de l’île en décrétant un embargo toujours en vigueur. « El Caballo » (le cheval) comme l’appelle parfois les gens du peuple, ce que Fidel n’apprécie pas, aura survécu à Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs à la retraite de Carter, Clinton, Bush père et fils.  

Tant d’années d’agressions, tant d’années de dénigrement et de coups tordus, tant d’années de résistance d’un petit pays de douze millions d’habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale. Qui fait mieux ? Lorsqu’on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d’abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie telle que nous la concevons en occident ? Lorsque dans les salons douillets parisiens, on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on parle ?

 La crise des fusées ? Lorsque l’URSS dirigée par Nikita Khrouchtchev décide en 1962 d’installer à Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les Etats-Unis d’agresser l’île, Moscou répond à une demande de Raul Castro mandaté par Fidel. La direction soviétique fournit déjà à Cuba le pétrole que lui refuse son proche voisin. Elle met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis d’agresser Cuba, afficher un clair avertissement à Washington sur l’air de « nous sommes désormais à proximité de vos côtes ». La tension atteint un point tel qu’un grave conflit mondial est évité de justesse. Les missiles soviétiques retirés, Fidel regrettera que le représentant de l’URSS à l’ONU n’ait pas reconnu la réalité des faits. « Il fallait dire la vérité », disait-il. Il fut bien obligé de se plier à la décision finale de Moscou même si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient à l’adresse de Khrouchtchev : « Nikita, ce qui se donne ne se reprend pas. »

Entre Moscou et La Havane, au-delà des rituels, les relations ont toujours été conflictuelles. Pas seulement, pure anecdote, parce que des « responsables » soviétiques ignorants faisaient livrer des chasse-neige à la place des tracteurs attendus. Les Soviétiques voyaient d’un mauvais œil le rôle croissant de Fidel dans le mouvement des non alignés, l’implication cubaine aux côtés des mouvements révolutionnaires latino-américains puis l’aide à l’Afrique. Ils ne supportaient pas la farouche volonté d’indépendance et de souveraineté de La Havane et ont été impliqués dans plusieurs tentatives dites « fractionnelles » reposant sur des prétendus « communiste purs et durs », en fait marionnettes de Moscou, pour tenter de déstabiliser Fidel. Une fois l’URSS disparue, les nouveaux dirigeants russes ont pratiqué avec le même cynisme abandonnant l’île, coupant du jour au lendemain les livraisons de pétrole et déchirant les contrats commerciaux. Quel autre pays aurait pu supporter la perte en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur et de 80% de ses capacités d’achat ? L’Espagne, ancienne puissance coloniale, a laissé à Cuba un héritage culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses détonants goûts culinaires comme le mélange de fromage et de confiture. Mais la Russie ? Rien, même pas le nom d’un plat ou d’un cocktail.

 L’exportation de la révolution ? Fidel n’a jamais utilisé le mot « exportation ». Che Guevara, non plus. Ils préféraient évoquer la « solidarité » avec ceux qui se levaient contre les régimes dictatoriaux, créatures des gouvernements nord-américains. Doit-on reprocher ou remercier Fidel d’avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haïti et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des parias de toute l’Amérique latine et, plus tard, aux enfants contaminés de Tchernobyl ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d’avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé, face à l’indifférence des dirigeants soviétiques, l’Angola fraîchement indépendante encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés, la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs pour la plupart ? Dans la mémoire de millions d’hommes et des femmes d’Amérique latine et du Tiers monde, Fidel et le Che sont et resteront des héros des temps modernes.

 Les libertés ? Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d’abord l’expulsion des curés espagnols qui priaient le dimanche à la gloire de Franco. Complice de Batista, l’église catholique était et demeure la plus faible d’Amérique latine alors que la « santeria », survivance des croyances, des divinités des esclaves africains sur lesquels est venue se greffer la religion catholique, rassemble un grand nombre de noirs cubains. Les relations avec l’Eglise catholique furent complexes durant ces longues années jusqu’au séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop rapidement comme l’extrême onction de la révolution. Ce n’est pas à Cuba que des évêques et des prêtres ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala et au Mexique.

Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers, des policiers qui formèrent, dès la première heure, l’ossature de la contre révolution encadrée et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs d’hommes et des femmes ne supportant pas les restrictions matérielles. Il y eut l’insupportable marginalisation des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions. Il y eut la froide exécution du général Ochoa étrangement tombé dans le trafic de drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée unique, la censure édictée par la Révolution comme « un acte de guerre en période de guerre », les contrôles irritants, la surveillance policière. Qu’il est dur de vivre le rationnement et les excès dits « révolutionnaires ». Excès ? Je l’ai vécu, lorsque correspondant de « l’Humanité » à La Havane, l’écrivain Lisandro Otero, alors chef de la section chargée de la presse internationale au Ministère des Affaires étrangères, monta une cabale de pur jus stalinien pour tenter de me faire expulser du pays. 

Ceux qui osent émettre une version différente d’un « goulag tropical » seraient soit des « agents à la solde de La Havane », soit victimes de cécité. Que la révolution ait commis des erreurs, des stupidités, des crimes parfois n’est pas contestable. Mais comment, dans une situation de tension extrême, écarter les dérives autoritaires ? Une chose est certaine. Fidel n’est pas un dictateur, encore moins un tyran.

A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée, comme le reconnaît Amnesty international. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Il n’y a jamais eu des dizaines de milliers de détenus politiques dans l’île mais un nombre trop important qui ont dû subir pour certains des violences inadmissibles. Mais n’est-ce pas curieux que tous les prisonniers sortant des geôles cubaines aient été libérés dans une bonne condition physique ?

Voici un pays du Tiers monde où l’espérance de vie s’élève à 76 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs. Où, dans cette région du monde, peut-on présenter un tel bilan ?

 Fidel a tout vécu. La prison, la guérilla, l’enthousiasme révolutionnaire du début, la défense contre les agressions, l’aide internationaliste, l’abandon de l’URSS, une situation économique catastrophique lors de la « période spéciale », les effets de la globalisation favorisant l’explosion du système D. Il aura vécu l’adaptation économique avec un tourisme de masse entraînant la dollarisation des esprits parmi la population au contact direct des visages pâles à la recherche de soleil, de mojito, de filles où de garçons. Comment ne pas comprendre les plus jeunes, alléchés par le billet vert et regardant avec envie les visiteurs venus de l’étranger ? Il aura, enfin, très mal accepté le retour de la prostitution même si dans n’importe quelle bourgade latino-américaine on trouve plus de prostituées que dans la 5 eme avenue de La Havane. Alors, demain quoi ?

 La révolution va-t-elle s’éteindre ? Il ne se passera pas à Cuba ce qui s’est produit en Europe de l’Est. Pour une raison simple : la soif d’indépendance et de souveraineté n’est pas tarie. Les adversaires de la révolution cubaine devraient se méfier et ne pas prendre leurs désirs pour la réalité. Il y a dans cette île des millions d’hommes et de femmes – y compris de l’opposition – prêts à prendre les armes et à en découdre pour défendre la patrie. Fidel avait prévenu en déclarant : « Nous ne commettrons pas l’erreur de ne pas armer le peuple. » Le souvenir de la colonisation, malgré le fil du temps, reste dans tous les esprits, les progrès sociaux enregistrés, au-delà des difficultés de la vie quotidienne, constituent désormais des acquis. Il y a plus. La révolution a accouché d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes refusant le retour au passé, des cadres « moyens » de trente à quarante ans très performants en province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés. Une nouvelle époque va s’ouvrir et elle disposera d’atouts que Fidel n’avait pas. L’Amérique latine, ancienne arrière cour des Etats-Unis, choisit des chemins progressistes de développement, l’intégration régionale est en marche, les échanges économiques permettent le transfert du savoir faire contre des matières stratégiques, comme le pétrole avec le Venezuela notamment, le prestige de la révolution cubaine demeure intacte auprès des peuples latino-américains. Cuba, enfin, peut respirer.

Il n’y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution. Obligatoire. Pour qu’elle s’effectue dans les meilleures conditions, il faudra que les vieux commandants de la Révolution rangent leurs treillis vert olive, prennent leur retraite et passent la main. Les atlantes du futur, de plus en plus métissés, sont prêts. Ne sont-ils pas les enfants de Fidel ?

 (1) Article paru en juillet 2009. Fidel Castro va maintenant sur ses 85 ans. (Ndlr)

 Source : Le blog de José Fort

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 11:02

 Voyez :

- Nicoléon, notre va-t-en-guerre à la Badinguet soutien des « révolutionnaires » libyens ! Pincez-moi, je rêve ! Sauf que ceux qui se prennent nos bombes sur la tronche ne rigolent peut-être pas… et que quand nos charlatans au pouvoir viennent prétendre qu’il n’y a plus de fric, ils oublient de préciser : plus de fric pour l’école, la santé, la justice, les salaires, les retraites, mais suffisamment pour la guerre !

- Hulot, payé grassement par TF1, sponsorisé par Bouygues et Total, vient faire son numéro de peut-être candidat. Il faut lui reconnaitre une chose : il a du culot, le pseudo-écolo hulot !

- Borloo et Rama Yade font semblant de quitter le rafiot UMP, sans doute pour mieux y revenir un peu plus tard. Tartuffes !

- Notre bon FMI (et viva Strauss-Kahn !) nous informe que nos banques zeuropéennes sont dans la misère, les pôvres, et que ce sont les deniers publics qui vont les aider. C’est-à-dire nous ! Les salauds !

- Le « gluant » déboule ! Après Hortefeux, le croix de feu ! A fond les manettes sur la piste du FN. Si on n’y prend pas garde, on y va, tout droit dans le fascisme. Soft, mais quand même. Et ce n’est pas faute d’avoir alerté, mais quand ceux qui, comme moi, le disaient il y a quelques mois et années, on nous rigolait au nez, fallait pas prononcer ce mot : les fachos ! Ils sont là, désormais, et ont bien pénétré les cerveaux !

- Heureux les ivoiriens : grâce à la Françafrique, ils ont un nouveau président, pro-atlantiste et aussi massacreur que n’importe quel dictateur. Suffit pas de prononcer le mot « démocratie » pour qu’elle existe ! Merci qui ?

- Heureux les libyens, qui non seulement reçoivent nos obus, mais n’ont même pas le droit de choisir eux-mêmes leur « révolution ». Parce que je ne sais pas si vous avez vu qui sont les « dirigeants » autoproclamés des rebelles et si vite « reconnus » par Nicoléon… entre d’anciens à Kadhafi et des barbouzes venus des states… sont pas sortis de l’auberge !

- Baroin (si, si, c’est son vrai nom !) n’y va pas par quatre chemins, pas d’hésitation, sans vergogne, il nous refait le coup de la prime d’intéressement. 1000 euros, mon gars, putain la richesse ! Sauf qu’il (Nicoléon) avait déjà fait le coup en 2008… Les champions de « l’effet d’annonce ». Des charlatans, je vous dis !

- On respire : le PS a un « projet ». Hélas ! Pas vraiment révolutionnaire. A peine social-démocrate. Pas touche aux capitalistes ! Pas touches aux banques ! Pas touche aux réformes des retraites ! Etc.… Où sont donc les descendants de Jaurès ?

- Pour paraphraser J.J. Rousseau (il y en a qui connaissent ?) : nous sommes en démocratie (« ils » nous le rabâchent assez), au moins une fois de temps en temps : au moment où on met le bulletin de vote dans l’urne. Ensuite, on en prend pour cinq ans en ayant le droit de râler si possible poliment, point barre ! Faut pas exagérer ! Y en a qui voudraient davantage ? Les naïfs !

 

Petit cadeau : Une belle chanson de Montéhus :


Sur cette butte là y'avait pas d'gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah c'était loin du Moulin d'la Galette,
Et de Paname qu'est le roi des patelins.
C'qu'elle en a bu du bon sang cette terre,
Sang d'ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents !

La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains.

Sur cette butte là on n'y f'sait pas la noce
Comme à Montmartre où l'champagne coule à flots,
Mais les pauvr's gars qu'avaient laissé des gosses
Y f'saient entendre de terribles sanglots ...
C'qu'elle en a bu des larmes cette terre,
Larmes d'ouvriers et larmes de paysans
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans !


La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains.

Sur cette butte là, on y r'fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons :
Filles et gars doucement qui échangent
Des mots d'amour qui donnent le frisson.
Peuvent-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu'à cet endroit où s'échangent leurs baisers,
J'ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j'y ai vu des gars au crâne brisé !

La butte rouge, c'est son nom, l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin.
Mais moi j'y vois des croix portant l'nom des copains ..


Et un dernier cadeau, une tite image, histoire de ne pas se démoraliser

 

sarkozy armees couverture panorama

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 10:03

Vient de paraitre, un petit recueil de trois nouvelles, sous le titre : "Ces messieurs de la famille", aux éditions Chemin Faisant... en nombre restreint, profitez-en vite !

 

ces messieurs 1

Par jacques thomassaint - Publié dans : nouvelle
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 10:07

Soutien au peuple libyen, seul à pouvoir décider de son gouvernement!

Ni ingérence, ni intervention militaire des puissances étrangères en Libye!

La crise économique mondiale et l’oppression féroce des dictatures ont provoqué la révolte de la jeunesse et de tous les laissés-pour-compte du capitalisme mondialisé contre la corruption, la misère conséquence des diktats libéraux du FMI et de la Banque Mondiale. Comme une traînée de poudre, la révolte s’étend de la Tunisie à l’Egypte, en passant par la Libye mais aussi la Jordanie, le Yemen, Bahrein, Oman, la Syrie, l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite… et même l’Irak. Ils sont des millions à descendre dans la rue et n’hésitent pas à braver la répression. La peur a changé de camp!

Alors que Ben Ali et Moubarak sont tombés, les vagues de grèves se succèdent en Tunisie et en Egypte pour la satisfaction des revendications sociales vitales. En Tunisie, les gouvernements tombent les uns après les autres, toutes les formes de continuité avec l’ancien régime sont remises en cause.

Avec ces victoires, les peuples d’Afrique et du monde arabe retrouvent une immense dignité et se libèrent de l’alternative mortifère entre autocratie et intégrisme, tous soumis à l’impérialisme, dans laquelle ils ont été enfermés depuis des décennies. Le rôle actif des femmes et les revendications progressistes dans ces mobilisations sont des signes qui ne trompent pas et battent en brèche les campagnes racistes et islamophobes sur le soi-disant «choc des civilisations».

L’ensemble des gouvernements états-uniens et européens, les organismes internationaux comme la Banque Mondiale et le FMI, ont soutenu jusqu’au bout ces dictatures. Devant cette levée en masse des peuples, pris de panique, ils s’agitent pour trouver des «solutions» et pouvoir continuer «comme avant». Prenant prétexte du «risque de chaos» ou de «catastrophe humanitaire», les Etats-Unis, l’Union européenne et l’OTAN multiplient les ingérences et envisagent une intervention militaire pour reprendre le contrôle de la situation. Les puissances de l’OTAN veulent dévoyer et confisquer les révolutions en cours des peuples et préserver leur contrôle sur ces régions pétrolières.

En Libye comme ailleurs, c’est le peuple qui a commencé le travail, c’est lui qui doit le finir! Les peuples tunisien, égyptien, yéménites, saoudien, libyen et l’ensemble de ces peuples ont besoin de notre solidarité dans la lutte pour les libertés démocratiques et de notre mobilisation pour desserrer l’étau impérialiste.

L’Assemblée des mouvements sociaux du Forum Social Mondial de Dakar appelle à faire du 20 mars 2011 (anniversaire de l’invasion de l’Irak en 2003), une journée mondiale de mobilisation en solidarité avec les révolutions en Afrique et dans le monde arabe.

A Lille, le collectif de solidarité avec les peuples en lutte appelle à participer à cette mobilisation de solidarité avec les peuples et les révolutions en cours et contre toute ingérence ou intervention impérialiste en Libye.

Ensemble, exigeons :

 http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gifl’annulation de la dette publique des anciens régimes ;

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gifla restitution des biens et avoirs financiers des dictateurs ;

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gifl’annulation des accords internationaux signés par les anciens régimes dans les domaines militaires, sécuritaires et migratoires.

Collectif de solidarité avec les peuples en lutte : Association des Tunisiens, du Nord de la France (ATNF), Comité des Sans Papiers 59, Collectif Afrique, la Voie Démocratique, NPA, MRAP, LDH, PG, PCF, Cordillera, Sud Santé Sociaux, Europe Ecologie les Verts 59/62, AFPS 59/62, Coordination communiste 59/62, Algérien du Nord pour la Démocratie et le Changement (ANDC), Idées à coudre, Mémoire vive, Amis de l’association marocaine des droits humains, Association pour la Reconnaissance des Droits et Libertés aux Femmes Musulmanes (ARDLFM), …

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 10:35

non-a-la-guerre

 

 

 

EFFARANT ! Je ne trouve pas d’autre mot. A écouter les radios et télés, ce serait aujourd’hui la grande union nationale derrière le petit autocrate de l’Elysée. En avant, Arche ! Braves petits soldats de la désinformation ! Et on va te le bombarder, le Kadhafi ! Youpi ! La guerre sera jolie, et on va te cibler tout ça comme des  pros. Sauf qu’on sait très bien que ceux qui vont s’en prendre plein sur la tronche, ce sont les libyens. Et que Sarkozy se fout comme de l’an quarante du peuple et de la révolution. Il veut sa guéguerre, il va l’avoir, il va redorer un blason trop pâle, et il croit qu’on va tous voter pour lui en 2012.

Et vive la guerre, surtout quand elle sent le pétrole. Y a bon, m’sieu Total ou autre, on va se goinfrer.  Dans tous les cas les cours montent, les profits aussi. Ceux qui croient, les bétas, qu’il s’agit d’une guerre pour la liberté se mettent profondément le bras dans l’œil. Comme en 14. On croit mourir pour la liberté, on ne meurt que pour les capitalistes et la finance. Et un peu aussi pour l’orgueil imbécile des politiques de (presque) tout poil.

Donc, le vaste bourrage de crâne est commencé. On nous refait le coup du méchant Saddam, des affreux talibans (et ils le sont, certes), pour justifier une intervention injustifiable. On va aussi nous refaire le coup de la Yougoslavie : partition, occupation, et tout ce qui s’en suit. La guerre permanente, une des théories des yankees.

Et pendant ce temps, pas un  mot sur les élections cantonales (ça compte si peu !), ni sur les manifs contre les fermetures de postes d’enseignants (et c’est là une catastrophe !)… pour un peu on en oublierait la catastrophe nucléaire japonaise…

J’ai entendu les BHL et Glucksman se réjouir de la guerre. Salauds ! Ça, des philosophes ? Des boutefeux, oui ! Qu’ils y aillent, eux ! Qu’on refile un fusil à tous ceux qui souhaitent cette guerre, les présidents soumis à la pensée libérale, les soi-disant philosophes, les « experts » qui nous prennent pour des imbéciles, et tous les crétins qui les soutiennent, depuis les socialos, les Umpistes, les mélenchonistes (hélas !) jusqu’aux lepénistes et autres fachos. Je ne raisonne plus, je crie. Je gueule ! J’ai perdu toute politesse, je ne veux plus de ces gens-là ! Qu’ils foutent le camp en Lybie, au Bahreïn (tiens, pourquoi on ne bombarde pas là-bas ?), au Yémen (y a pas de peuple massacré dans ce pays ?)… et j’en passe, hélas.

Allez, pour finir, un extrait d’un texte de Fidel Castro, j’espère que ça fera ch… quelques-uns et comme je suis d’accord avec ce qu’il dit…

Peuples, levez-vous !

de : Fidel Castro Ruiz

 Comme on peut le constater, la situation complexe se maintient dans le monde arabe où les peuples ont déclenché une vague révolutionnaire. Le roi saoudien appuie la guerre de l’OTAN en Libye, et l’OTAN appuie l’invasion saoudienne à Bahreïn. Le sang des peuples arabes coulera au plus grand profit des grosses transnationales étasuniennes ; les cours du pétrole atteindront des niveaux imprévisibles si des guerres se déclenchent dans les zones à plus forte production ; et les catastrophes nucléaires au Japon multiplient la résistance des peuples à la prolifération des centrales atomiques.

Le gaspillage et les sociétés de consommation capitalistes à leur stade néolibéral et impérialiste mènent le monde dans une impasse, tandis que les changements climatiques et la flambée des cours des denrées alimentaires entraînent des milliards de personnes vers les pires indices de pauvreté.

Fidel Castro Ruiz, 17 Mars 2011

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint - Communauté : les anti-capitalistes
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Mars 2012 : LA RESURRECTION DE L'ESCARGOT ( qui aurait pu être aussi : la disparition de Nicoléon)

R-SURRECTION-DE-L-ESCARGOT-couv_page_001.jpg

mes publications

POESIE

Comparution                   Millas-Martin        1971

Les choses imminentes   Formes et Langage  1977

La septième face du dé      Arcam                1994

Bleu comme les rêves (cartes postales)        1997

Trois rebelles d’autres rivages   L’autre rive   2004

Porh Loeiz blues            Auto-édition             2006

Il y avait un homme (prix 2007   Dijon)
                Les poètes de l’amitié                         2007

Là-bas, peut-être     L’autre rive                     2007
ar garediged          Cynthia 3000               2010

Nous voici aux portes du vent. Les joueurs d'astres. 2010

ROMANS/NOUVELLES

La guerre sera jolie, encore une fois Complicités  1998

Alpha-Blanc-Casse                          Mutine         1999

Ici et là-bas (nouvelles)                    Mutine        2002

Le triporteur de l’Apocalypse   L’Embarcadère 2003

En attendant la canicule                  Mutine        2005

Ça va pas être Noël tous les jours     Findakly    2005

Une journée de chien ( policier) Chemin Faisant  2006

Opération Minahouet (policier) Chemin Faisant   2007 
Bar des sables (nouvelles) chemin faisant               2009

L'hiver sera rude                      Mutine          2010

HAUM                             Chemin faisant)      2011

Ces messieurs  de la famille           Chemin faisant     2011

L'ankou un passeur d'âmes          Chemin faisant     2012

Des pucerons sur les rhododendrons      rue nantaise    2012


 
JEUNESSE

Contes des bas-buissons  (contes) Vague à l’âme    1993

Une libellule ça trompe (roman)Vague à l’âme     1994

Contes à lire en mangeant des pois chiches            1994

Rendez-vous avec l’ankou (roman)  Liv’éditions    1999

Gwen et les occupants (roman )         Liv’éditions   2000

Le clandestin de Port-Louis (roman ) L’harmattan 2003

Mon chat est un drôle de zèbre (poèmes)Soc et Foc 2004

Le voyage à Perros (roman )           Le petit Pavé    2004

ESSAI

Conte et ré-éducation (essai de psycho-pédagogie)   
                                                   Chronique Sociale 1993

CONTES SATIRIQUES

Le grand jeu des chaises                             Mutine       2000

Promenade marcusienne en France électorale Mutine  2008

Pamphlet : les héritiers (prix Claude Tillier 2008)      2008

DIVERS

De Margot à Titouan    Port louis (association)  2003

Nouvelles en direct   En abonnement mensuel (depuis 1998) 
 Revues :  Salmigondis, Sapriphage, l’Encrier renversé,
Epistoles,
Hopala, Spered Gouez, l’ours polar,
Le cri du menhir

En ouvrages collectifs  

Village du livre de Cuisery(nouvelle)   2005

Village du livre de Fontenay(conte)     2004

Rue du monde(poèmes)                       2005

IHV (poèmes)                                       2006 
Nouvelles de Bretagne
(Centre Régional des Lettres)              
2007

Les maisons mitoyennes (nouvelle)
ed du barrage                                      
2007

Alfred Jarry est mort (nouvelles)Laval  2007

Café (nouvelles) le Loir littéraire          2007

A bout de course (nouvelles)
                                 Mauves en noir    
2008
 
 Un mois, une nouvelle (nouvelles)
                                          ed. Gunten  2008

 En Bretagne, ici et là (keltia graphic) 2008  

   Sur un autre versant (petit pavé)       2009

THEATRE

le dernier été de Jeanne   La main qui raconte  2007

(joué à Port-Louis, Gâvres, Locmiquélic, Saint-Pierre Quiberon,
 Concarneau, festival de Kerhervy…)

Marchands de sable (rue nanataise.Rennes) 2011

nouvelles en direct (extraits)

L’OSTROGOTH

 

            Il n’y avait pas dans toute la Bretagne de lieu plus redouté que le marais du Yeun Elez. Immense étendue verdâtre d’où s’élevaient une puanteur atroce et des miasmes de mort. Ici, disaient les Anciens en se signant, était la Bouche de l’Enfer… Pourtant ce matin-là, une silhouette s’y aventura, portant sur son dos un étrange fardeau, mi animal mi humain.

            Erwan, planqué derrière le fût d’un chêne au sommet foudroyé par un orage, s’exclama in petto :

            - Nom de Dieu ! Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?

....

(cette nouvelle a reçu le prix de la ville de bessancourt)


si vous souhaitez recevoir une nouvelle imprimée chaque mois, pendant un an, envoyez 20 euros à : J.Thomassaint. 16 rue du bastion 56290 Port-Louis avec votre adresse.

Poème du mois

 

Les laisserons-nous encore longtemps s’acheter l’avenir sur nos morts

 

 

Il règne ici un si grand bruit un si grand silence

Un tumulte si  puissant effaré d’échines soumises

Dans ces jours noirs que repeignent de bleu les maquignons

Quand chacun laisse au plus barbare la mémoire des nôtres

Dans cette carrière de Châteaubriant devant l’eau vive de Boulogne et

Demain si l’on n’y prend garde au Vercors ou dans Oradour suppliciée

Les laisserons-nous encore longtemps s’acheter l’avenir sur nos morts

Et c’est à se demander où donc vivons-nous

En quel territoire peuplé de fantômes à l’encan éparpillés

Errons-nous désespérés n’osant plus hurler nos douleurs

Car il s’agit de cela la douleur la douleur je n’ai pas d’autre mot

Pour parler de cet effroyable comme une honte de n’avoir été

Que ces êtres pétrissant l’impossible d’une humanité plus belle

La douleur nous savons bien que c’est de cela dont il faut parler

La douleur comme si de survivre après tout après tout ce que

Nous vîmes du monde quand il sembla de partout s’effondrer

Et ces crimes en notre nom et ces mensonges épouvantables

Et pourtant si peu  ici n’ont à se couvrir du manteau d’opprobre

Pourtant ce si grand silence glaçant nos jours nos nuits  à n’en pas dormir

Ni rêver imaginer des jours et des nuits sans ce malheur

Sans cette douleur cette litanie c’en devrait être assez à la fin

Ne croyez-vous pas venu le temps de jouer cartes sur table

Comme dit ce langage que les poètes n’osent plus chanter

Allons donc je parlerai à ma manière vous le savez bien compagnons

Qui tentez parfois de trouver de nouveaux chemins de nouvelles lisières

Aux orées des jours à venir dans ce pesant silence où l’on entend

Les plaintes des peuples toujours bafoués toujours muselés

Les laisserons-nous encore longtemps sans que notre voix

N’accompagne leurs errances aux frontières des espoirs enterrés

Sans creuser encore et encore ôter cet humus cette pourriture

Dont nos révoltes se sont couvertes comme de cendres nos fronts

Sans relever nos corps malgré la douleur  et il n’est pas ici question

De taire ce passé si noir qu’il semble souvent que rien n’existât

Que ce ne fût qu’un cauchemar dont il faut se réveiller on n’ose

Régler la sonnerie du réveil sur des lendemains d’utopie

On nous a tant dit et dit qu’il faut à tout cela garder raison

Poser la chape de l’oubli tout refaire à nouveau à nouveau escalader

Les falaises à nouveau franchir les plaines et les déserts gravir les monts

Croire à de nouvelles merveilles et toutes anciennes douleurs

Qui remontent dans nos ventres nos gorges comment alors

Dire à ces enfants qui viennent l’infinie traversée sans l’assurance du havre

Le dédale avec tapi on ne sait où le monstre au front de taureau

A chaque tentative de franchir l’avenir piétinant les ailes frêles d’Icare

 

Les laisserons-nous encore longtemps  s’acheter l’avenir sur nos morts ?

 

 

 

 

solidarité

Leonard Peltier, indien Anishinabe/Lakota-Sioux, est incarcéré depuis 1976 aux USA pour un crime qu'il n'a pas commis. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition." Il est une des victimes de la guerre cachée menée par le gouvernement américain et le FBI contre l'American Indian Mouvement (Mouvement Indien Américain - AIM).

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