Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 10:18

 

 

Semaine de toutes (ou presque) les horreurs et débilités du côté de nos ministres. Le meilleur restant bien entendu le barbare Guéant, qui confond (volontairement, ce n’est pas une erreur !) civilisations et régimes politiques. Comme si la "civilisation" occidentale était si pure et si vierge de toutes saloperies. Aurait-il oublié l’inquisition, les guerres de religion, l’esclavagisme, la shoah, le massacre de Sétif, la nuit du métro Charonne, les bombardements « humanitaires sur les libyens…

Heureusement, le député Letchimy a sauvé l’honneur de l’assemblée nationale. Un grand merci à ce monsieur, et chapeau bas. La dignité est de son côté, pas de celui de nos ministres et umpistes fascinés par les idées du FN.

Mais ce n’est pas de cela dont je voulais vous parler.  La bêtise la  plus épaisse (et c'est peu dire) nous vient d’une ville de la région parisienne, dont le maire UMP vient de décider l’érection d’une statue, coûteuse (80000€ dont la moitié payée par les habitants sur leurs impôts locaux), représentant, ai-je cru lire, une ouvrière dont les traits seront ceux de Carla Bruni…

On vivrait dans l’ancienne URSS, on rigolerait, on parlerait de culte de la personnalité, de lèche-bottisme (néologisme, c’est pas beau ?), et autres maladies de courtisan.

Mais on est soi-disant en République, et tout ça n’existe pas, évidemment. J’ai dû cauchemarder. Quant à madame Bruni en ouvrière, il y a de quoi se péter la rate de rire. J’évite, j’aurai peur des conséquences.

Un autre truc qui m’a bien fait marrer : Sarko et Hollande assistaient au match de rugby, je ne sais pas trop lequel car je m’en fiche, et voilà-t‘y pas que ce S… d’arbitre décide d’annuler à cause du froid ! Si maintenant un malheureux arbitre peut se permettre de priver ces deux-là (et les autres couillons de supporters dont j’ai rien à foutre) du spectacle de trente bestiaux se disputant connement un ballon même pas rond, où allons-nous, ma bonne dame, je vous le demande ! Moi, si j’étais l’arbitre, je me planquerais. Ça va être sa fête !

Autre grande nouvelle, dont je vous donne la primeur, car je suis sûr que vous ne le savez pas, bande d’ignares : C’EST L’HIVER ! IL FAIT FROID !

Et comme dit une autre des incompétentes au pouvoir, madame Nora : SDF, restez chez vous, au chaud !

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 10:34

Voilà un dimanche qui commence... mal ! D'abord, il y a le Guéant ( vous voyez qui je veux dire?) qui reprend les vieilles saloperies à la Jules Ferry sur la supériorité de "notre" civilisation. On pourrait en rester pantois, devant tant de crasse bêtise, mais c'est, pour moi, davantage la colère qui surgit. Ce monsieur n'est pas, comme le disent certains, un provocateur. Non, c'est simplement la voix de son maître, l'aboyeur officiel de la non-pensée élyséenne. D'autres que moi se chargeront de démontrer combien ce que dit ce (tiens, j'ai un trou, je ne sais pas comment le qualifier!!!) ...type n'est  pas stupide mais dangereux. En attendant, il faut quand même savoir que sa déclaration a été faite devant les étudiants de l'UNI, une organisation ultra-facho dans laquelle ont milité certains ministres autrefois... Parait qu'il y avait aussi Eric Raoult en chauffeur de salle ! Beurk !

 

Ensuite, je trouve sur "Médiapart" (execellent média, merci les gars!) la photo de la couverture du livre que n'a sans doute pas écrit la fifille Le Pen (y a des négres, pour ça!). Lisez l'article de Médiapart, il est fort bien fait. Moi, je ne résiste pas à vous montrer la couverture en question.

MLP Pour-que-vive-la-France s

Elle a de la chance : le ridicule ne tue plus depuis longtemps ! Si on m'avait dit un jour que je verrais cette néo-nazi en cormoran se séchant les ailes, je l'aurai pas cru ! Faut qu'elle fasse gaffe : je me demande si, en arrière plan, c'est pas un tsunami qui va l'emporter définitivement. Je rêve, les gars les filles ?

Dernier détail : elle a repiqué le titre d'un autre bouquin, celui d'un certain Mégret...si, si ! Entre eux, chez  ces gens-là, c'est la guéguerre ! A qui sera le plus facho.

Ou alors, c'est pas un cormoran, c'est une crise de démence. elle se croit dans un film de Lelouch, genre chabada chabada, et on voit pas, nous autres, là-haut dans les cieux, dieu le père (le borgne, je veux dire) admirer sa créature...

Bon, profitez de l'image (vous pouvez commenter), parce que je ne vais pas la laisser longtemps, ça pollue mon blog !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 13:13

J’ai boycotté la « prestation » télévisée de Nicoléon. Sur 8 chaines. Si c’est pas beau, la démocratie ! Je pensais échapper à ses nouvelles lubies et autres billevesées. Ben c’est raté ! Dès lundi, un vrai festival de commentaires, d’extraits en boucle, de ministres ramant comme des naufragés pour expliquer la pensée du maître… et ça remet ça ce matin avec un super-numéro de grand écart de la mère Pécresse sur France inter !!!
On est choyé. Et il parait que ce n’est pas fini. Des fois qu’on soit vraiment trop cons pour piger, le Fillon et sa tronche de croque-mort vont nous en remettre une couche ? etc., etc. !
Où ils sont balèzes, c’est quand ils nous expliquent benoitement qu’une TVA augmentée de presque deux points, ça va pas faire grimper les prix à la consommation. Là, c’est du raide, du costaud, du spécial.  Du rare. A conserver dans vos archives, les aminches, pour amuser votre descendance dans quelques années.  On n’est pas prêt d’entendre des trucs pareils de sitôt !
Encore plus désopilant : la fifille Lepen serait allée guincher la valse à Vienne (Autriche) dans un raout des fachos de là-bas ! Ça, j’aurais aimé voir, ça devait pas être de la petite bière. La Marine en robe à froufrous, organdi, dentelles et autres fanfreluches… Waouh !
Parmi les lubies de Nicoléon, il y a ses admirations successives. Il a démarré en 2007 avec Obama et les yankees, maintenant c’est Merkel et les allemands. Qui ne lui ont rien demandé ! elle hauteur de pensée : il lui faut un modèle, pas foutu de penser par lui-même. A voir comment ses ministres galèrent pour assure l’après-vente, ils doivent pas être vraiment convaincus (en un seul mot, con-vaincus, pour le moment !).
En attendant, ces salopards continuent le massacre : fermeture de postes d’enseignants, ces derniers jours, avec éjection des enseignants spécialisés de RASED. Rien à foutre, ni des personnels qui n’ont plus de poste de leur compétence (hé : ils ont osé leur proposer des postes provisoires avec examen en fin d’année, pour des gens ayant des diplômes, et souvent près de 35 ans d’expérience !!!), ni des enfants sacrifiés sur l’autel des pseudo-économies, ni des familles désormais sans soutien. J’ai écrit « salopards ».  Vous avez un autre mot ?

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 13:08

Couv Ankou page 001

 

 

 

 

 

 

Je publie, pour la fin février 2012, un ouvrage « tous publics » :
L’ANKOU, UN PASSEUR D’AMES
dans lequel je présente la légende bretonne de l’Ankou et la compare avec quelques autres légendes. Il s’agit d’un ouvrage de vulgarisation, que j’ai voulu facile à lire mais comportant cependant suffisamment d’informations pour éventuellement donner envie d’aller voir plus avant. Ce qui justifie la bibliographie donnée à la fin. Un conte (que j’ai imaginé) fait une sorte de lien final.

Ce livre est publié aux éditions associatives  « Chemin Faisant » de Ploemeur (56). J’en assure la diffusion locale. Illustration couleur de couverture et noir et blanc pour chaque chapitre, de Nicolas le Tutour.
En voici  quelques extraits… il me semble que ce travail  pourrait intéresser aussi bien des ados que des adultes.

Format poche 17x12 avec rabats, 90 pages. 12 €

Chaque chapitre est précédé d’une sorte de comptine populaire.

extraits du livre :

LE MESSAGER DE L’ENFER

Trois fois chante l’effraie
Trois fois la dame blanche
Tout en haut de sa branche
Hulule puis se tait.

C’est le messager de l’enfer
Qui va sur la lande et la mer.

Trois fois gémit le vent
Trois fois la vague lève
Et pousse sur la grève
La barque et son gréement.


À toutes les époques, dans tous les pays, les hommes et les femmes n’ont cessé de se poser des questions sur la vie et sur la mort.
À ces questions, ils n’ont pas toujours trouvé des réponses. Alors, ils les ont inventées, sous la forme d’histoires, de contes, de légendes, de mythologies. Par milliers. De l’Égypte à la Grèce, de la Scandinavie à l’Afrique, du Saskatchewan à la Mongolie, de la Bretagne à la Chine.
…ce ne sont pas de « vraies » explications. … Mais, enfants ou adultes, nous avons besoin qu’une réponse, même imaginaire, même totalement inventée, vienne nous aider à vivre. Qu’elle nous rassure. Il est si bon d’avoir peur en sachant que « tout ça », ce ne sont que des histoires ! Des histoires d’ogres, de grand méchant loup, de fantômes ricanant ou de princesse endormie pour mille ans !
…. il n’est pas étonnant qu’un aussi grand mystère que celui de la mort ait provoqué des quantités de légendes…Comme cet « Ankou » dont on racontait - dont on raconte encore - les histoires en Bretagne, des bords de Loire aux rives du Scorff, de la Rance à l’Aber-Wrac’h, de Pontivy à Douarnenez...

IL S’ANNONCE
Il a prévenu. Il n’a pas dit son nom, il n’a pas crié à tous les vents : « C’est moi, l’Ankou, j’arrive ! Prenez garde à vous ! ». Pas de roulements de tambour, pas de trompettes éclatantes, pas de haut-parleurs, pas de gros titres dans le journal. Rien de tout cela ! Mais néanmoins, certains l’ont entendu, deviné, pressenti ! Ils savent que ce serviteur de la mort va bientôt venir….
…Ses messages, ce sont les présages. On les appelle aussi les « intersignes ». Difficiles à lire, à déchiffrer. Tout le monde ne les reçoit pas, et parmi ceux qui les reçoivent, tous ne savent pas que ce sont des signes, et peu savent les interpréter.
…Un bruit ordinaire peut être un intersigne. Un verre qui se brise, un courant d’air froid, un escalier qui grince, quelqu’un qui passe dans la rue et qu’on croit reconnaître. Souvent, ce sont des événements qu’une seule personne remarque et trouve étrange : des bruits de pas dans le grenier alors qu’il n’y a personne, un animal blanc ou noir qui traverse la route et disparaît sans qu’on ait pu savoir de quelle espèce il était, le son d’une voix qui appelle alors qu’on est seul, le cri d’une chouette……

SES PORTAITS
…C’est un squelette, dit la chanson. Elle a raison. Au début, il est nu ! On dit nu comme un ver. L’Ankou, lui, est nu.... comme un squelette ! Sans doute parce que les corps enterrés, peu à peu, voient leur chair se détruire, et que, bientôt, il ne reste que les os……
… il tient fermement son outil. Ce n’est pas toujours le même.
 
SES VOYAGES
… l’Ankou n’a rien inventé, n’a rien fabriqué pour ses transports. Il a tout bêtement emprunté une charrette ! Une charrette de paysan, comme celle que celui-ci utilise pour ses travaux des champs. Il y transporte ses récoltes de fourrage, de blé, d’orge, de pommes de terre, ses sacs de farine au retour du moulin, il y emmène sa famille pour aller au village écouter le prêtre dans l’église où une sculpture figure l’Ankou.

DOLMENS ET TUMULUS
Il en faut, du temps, pour que les anaons, qui sont les âmes des humains, puissent arriver à destination. Elles cherchent, ces pauvres âmes, les « lieux de paix » que les celtes appelaient des  sidhes. Sidhes terrestres et souterrains qui, peut-être, étaient jadis marqués par ces tertres et tumulus verdoyants si nombreux en Bretagne.
….Nos lointains voisins du nord, vikings et autres grands navigateurs, en Scandinavie, enterraient également leurs morts sous des tumulus. Parfois immenses, en forme de navire, ils les appelaient d’un nom pour nous étrange : les  skibstning.
….Des tumulus existent jusqu’au Japon où ils sont aussi grands que les pyramides d’Égypte.
….On dit aussi que des pierres énormes, ces formidables menhirs dressés un peu partout désigneraient l’emplacement de ces sidhes. Il faut croire alors que l’Ankou a beaucoup voyagé : ne voit-on pas de ces mégalithes….

PESTE ET GUERRES/ LES POURVOYEURS
Elle s’est répandue partout, s’est infiltrée sous les portes des chaumières, est passée sous les poternes des villes, s’est installée dans les rues, sur les places et les  marchés.
Elle n’a eu de pitié pour personne, ni pour  le laboureur, ni pour le sabotier ou  le meunier. Elle a aimé la misère où elle a pu proliférer sans crainte. Elle s’est  vautrée dans les ruelles où coulent les eaux des égouts et dans les lits des affaiblis et des blessés….
… Elle, la Dame Noire, la peste ! La terrible pourvoyeuse de l’Ankou ! LA PESTE ! AN DROUK !
Elle est signalée en 1346, puis en 1349. Elle réapparaît en 1412 et en 1470. Elle suit en 1529 la famine de 1527. En 1532, les épidémies de ces trois horribles maladies : typhus, syphilis et peste font des milliers de morts !

LES AUTRES PASSEURS D’AMES
Passeur de l’Achéron et du Styx,
Reine des enfers au-delà du fleuve,
Capitaine de l’île au milieu de la mer,
Embaumeur maître de la barque solaire,
Charretier à l’inusable faux,
Vigie du bateau fantôme,
Ils sont compagnons de même route,
Ils sont les « passeurs d’âmes ».

Suivent quatre histoires avec ces mythes :

CHARON, le nocher des enfers, et une aventure d’Héraclès.
DONN, l’irlandais solitaire.
HEL, une femme reine du domaine des morts, et l’aventure de Baldr le bon
ANUBIS, l’embaumeur à la tête de chacal noir sur un corps d’homme.

…  LE CONTE FINAL
Rêve rêve la belle
A l’amour à la vie
Rêve rêve la belle
Tout commence aujourd’hui
Ce soir tu es si belle
Que l’Ankou s’est enfui

Quand naquit Gwenaëlle, le monde allait comme va toujours le monde, un peu en rond, un peu de travers.
Au troisième jour qui suivit sa naissance, la lumière s’éteignit pour sa mère. Une vie pour une autre, murmura la grand-mère toute de noir vêtue.
Au septième jour, de chagrin et de désespoir, le père s’en alla rejoindre sa femme dans l’enfer froid des ténèbres, dans le grand fleuve souterrain, parmi les anaons errants.
Gwenaëlle resta seule avec sa grand-mère.……….

UNE BIBLIO GRAPHIE COMPLETE L’OUVRAGE

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : culture - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 13:10

Les fachos lepénistes et umpistes se disputent les cendres (bien froides !) de la Pucelle d’Orléans, dite aussi Jeanne d’Arc en vieux français.

Savez-vous pourquoi ces réactionnaires veulent ainsi ranimer les braises ?

Cherchez bien ! Vous brûlez ?

NON ?

C’est pourtant simple : Cette Jeanne (par ailleurs assez hystérique pour avoir entendu des voix, maladie qu’on qualifierait aujourd’hui de schizophrénie) fut… UNE FEMME AU FOYER EXEMPLAIRE !

Et Cauchon qui s’en dédit !

Quant à la virginité de la foldingue, elle devait être du même ordre que celle d’une certaine Marie, qui enfanta sans avoir perdu son pucelage ! Un record non-homologué au Guinness-book !

 

Je rêve (ou je cauchemarde) parfois du spectacle suivant :


Marine Le Pen, chevauchant un fier percheron (oui, faut du costaud !), aux côtés de Frédéric Lefèvre  et de François Copé en chevaliers servants, affrontant les hordes barbares dans la plaine de Poitiers, tandis que, sous son heaume, le traitre Besson, maniant son IPhone de la  dextre, enverrait des messages sibyllins à Nadine Morano, postée près de son héros de Président. Le tout sur fond de musique d’ascenseur écrite par Carla Bruni ?


Ça aurait pas de la gueule, ça, madame ?

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 17:58

Une certaine madame Sophie de Menthon, dans l’émission hautement intellectuelle dite « les grosses têtes », a défendu le travail des enfants. Pas celui des siens, faut pas exagérer ! Non, celui des enfants de certains pays d’Afrique ou d’Asie… en prétendant que c’était dans leur culture… ben tiens donc ! Elle y connait quoi, cette dame, à la culture qui consiste à faire trimer des gosses dès l’âge de 5 ans ?

Pour sa gouverne, je lui offre une petite histoire signée de l’écrivain Eduardo Galeano (recopiée du Monde Diplomatique de Décembre) :

MAIN D’ŒUVRE

Mohammed Ashraf ne va pas à l’école.

Du lever du jour au lever de la lune, il coupe, découpe, perfore, monte et coud les ballons de foot qui sortent du village pakistanais d’Umarkot et roulent vers les stades du monde entier.

Mohammed a 11 ans. Il fait ce travail depuis qu’il en a 5.

S’il savait lire et s’il savait lire l’anglais, il comprendrait ce qui est écrit sur les étiquettes qu’il appose sur chacune de ses œuvres : Ce ballon n’a pas été fabriqué par des enfants.

 

Joyeux Noël, Madame de Menthon, et empiffrez-vous de chocolat ! Avec une petite pensée pour les enfants du Ghana, qui en produisent, sans en avoir jamais mangé.

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 11:20

Aux USA, des corps des soldats morts en Afghanistan ont été jetés dans une décharge. Les nazis ne faisaient guère pire…

Une élue socialiste (enfin, disons membre de ce qui s’appelle en France le parti socialiste !) de Bourgogne a proposé que les vétérinaires remplacent les médecins. Ben voyons, on n’est que des bêtes, après tout, madame ! Et ne croyez pas, lecteurs, qu’elle plaisantait, ou provoquait au débat face à la pénurie de toubibs ! Non, non ! Elle était sérieuse ! Sans doute soutient-elle Hollande ? Ah, la vache !

La fille Le Pen a parlé de révolution. Si, si ! Mais ce que les médias imbéciles (ou vendus) ont omis de dire, c’est qu’elle parlait de « révolution nationale ». C’est-à-dire de la même chose que Pétain en 1940. Soit donc la doctrine nazie.  Sans autre commentaire !

Vu à la télé, le blanc-bec, bien rond et bien lisse, de « civitas », ce groupuscule d’extrême-droite qui manifeste aussi bien contre l’IVG que contre les pièces de théâtre ou détruit les tableaux qui lui déplaisent. Il a dit que c’était «  de l’art dégénéré ». Il l’a même répété, à la demande effarée des autres invités de l’émission (ce soir ou jamais). Qui donc avant lui avait employé cette expression ? Hitler et les nazis.

56 députés ont signé un texte allant dans le sens de ces « civitas ». Tous de l’UMP. Ben tiens, quand certains, dont je suis, disent depuis des années que ces gens préparent le retour du fascisme et de la barbarie. Et on m’a dit souvent que j’exagérais !

Les cathos intégristes ne sont pas seuls. Les islamistes intégristes les accompagnent allègrement : en Arabie Saoudite, une femme a été condamnée à la décapitation (et décapitée derechef) pour « sorcellerie ». Ça ne s’invente pas.

Quant aux juifs, ils ont aussi leurs intégristes et leur extrême-droite. Et leurs salopards qui massacrent les palestiniens.

Et je vous fais grâce de ce que je pense du Dalaï lama et de ses sbires en jaune. Leurs soutiens ici devraient revoir un brin l’histoire du Tibet… mais sans doute est-ce trop demander ?

Religions et obscurantisme vont toujours de pair. Et qu’on ne vienne pas me parler de « modérés » d’une ou l’autre de ces croyances archaïques. Je les mets dans le même sac à massacres, à barbaries de tous genres. Pas ceux qui y croient, bien sûr. Eux ne sont que les manipulés. Ce qui ne les excuse pas totalement !

 

Bon, ça va être noël. Une bien belle fête, bien commerciale, bien catho aussi, même que dans beaucoup d’écoles publiques, on a érigé sapins et autres conneries en guirlandes… Ils n’ont pas mieux à faire, les profs, que de s’occuper de ces machins aux senteurs d’encens et de bondieuseries ? Entre fête des mères (instituées par Pétain – encore lui !-, faut-il le rappeler ?) et les œufs de Pâques, il y a quelque chose qui cloche dans l’école républicaine !

 

 

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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 12:01

Vous direz : ce n’est pas vraiment important, ce que vous racontez-là, mon pauvre monsieur. Ben, moi, je crois que si. Oyez plutôt :

La ville de Brest a voté (PS et UMP ensemble !) une aide de 273000 euros à Endemol, une misère !, pour organiser la soirée des miss France. Ben mon colon, comme disait mon papy, y z’y vont pas de main morte !

Sans compter le prêt de la salle, la billetterie, et j’en oublie sans doute.

Tout ça pour que quelques pétasses débiles (car même avec diplômes, on  peut être bête à bouffer du foin, ou de la téloche trash) viennent rouler des hanches et tortiller du cul devant un parterre de vicelards encravatés. C’est-y pas beau, la culture ?

Je  ne sais pas ce qu’ont dans leur crâne vergéturés les z’élus qui ont voté cette merde, mais surement pas le sens de la défense de la cause féminine. Une suggestion, les nuls : vous auriez pu attribuer cette somme rondelette à la création d’un hébergement pour les femmes battues, par exemple, comme l’a suggéré le planning familial. Ça ne vous est pas venu à l’idée ? Ben non ! Et vous allez bientôt nous abreuver de discours tous plus beaux les uns que les autres sur l’égalité femme-homme, élections approchant ! Et vous croyez que ça va nous faire voter pour vous ? Ben mon colon, vous vous fourrez le doigt dans votre œil de voyeur jusqu’au coude !

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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 17:45

Ci-dessous un article repris sur "Rue89" ce jour.

 

Education : l'UMP prépare une école de malheur

Nestor Romero

Ancien enseignant

Les trente propositions de l'UMP publiées dans un document intitulé « Du savoir pour tous à la réussite de chacun » définissent le projet d'une autre école... une école de malheur.

Ce texte tissé de mensonges et d'incompétences manifestes réalise en outre un détournement du lexique historique de la pédagogie émancipatrice, celle que le néolibéralisme s'est donné pour mission de détruire à jamais.

Une destruction programmée de l'école...

Ecole du malheur, en effet, car ce que l'on savait déjà, exprimé par bribes, est ici exposé sans la moindre précaution ni tergiversation : le projet de cette droite bêtement mais dangereusement autoritaire est de détruire l'école pour la remplacer par une entreprise.

Une entreprise productrice de « ressources humaines ». Ces ressources humaines dont la gestion tient lieu de culture à un ministre qui ne peut ouvrir la bouche sans proférer un mensonge.

Tout est là : le chef d'établissement qui devient chef d'entreprise (proposition 10) et à ce titre gestionnaire des ressources humaines, ce qui signifie qu'il embauche les enseignants dont le profil correspond à son projet d'établissement et qu'il les licencie quand ils ne correspondent plus. Mais quel est donc ce projet d'établissement ?

Il est défini par un « contrat d'objectifs passé avec le directeur de l'école » (proposition 4). Mais quel peut bien être le contenu de ce contrat ? Il est tout entier dans ceci :

« Il faut que soient rendues publiques les évaluations bilans de CE1, CM2, cinquième comme les résultats du diplôme national du brevet en fin de troisième, afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et de chaque collège, à l'exemple des indicateurs de résultats des lycées. »

... pour en faire une entreprise

Voici donc l'école-entreprise dans toute sa splendeur compétitive (valeur ajoutée, n'est-ce pas ?) décrite en outre, dans la même proposition 4, en termes d'efficacité, de performance, d'évaluations incessantes jusqu'en maternelle.

Car le ministre ment évidemment quand il affirme qu'il n'a jamais été question d'évaluation en maternelle (Le Monde, 19 octobre) alors que la brochure publiée sur le site du ministère et datée du 12 mars 2010 s'intitule « Aide à l'évaluation des acquis des élèves en fin d'école maternelle ».

Comme il ment quand il dit qu'il s'agit seulement de « repérage ». Et on ne manquera pas d'apprécier le terme dont le champ sémantique a plus à voir avec le maintien de l'ordre et la ségrégation qu'avec l'éducation.

Et ils mentent, le ministre et ses comparses, quand ils emploient les termes « jardin » et « éveil » soustraits sans scrupules à l'histoire de la pédagogie active pour désigner des garderies « implantées (sic) dans des locaux communaux » qui, à l'encontre de la notion même d'éveil, doivent « préparer à la maternelle ».

Quant aux jardiniers de ces jardins ce seront des personnels « qualifiés petite enfance » car comme dit un jour le ministre précédent, nul besoin d'un master pour changer des couches culottes. Tel est le niveau de ces gens-là, telle est leur conception de l'éducation.

Le cynisme des dénominations mensongères

Mais le cynisme ne s'arrête pas là car il faut « rendre l'assiduité obligatoire pour les élèves inscrits à l'école maternelle » (proposition 2) alors qu'il est bien précisé que la maternelle n'est pas obligatoire et que ces gens-là « sont pour la liberté, pour le choix des familles » car il est en effet des familles qui peuvent se passer de maternelle, qui peuvent user de gouvernantes et de précepteurs.

Le cynisme est encore dans ces dénominations mensongères en ceci qu'elles se réfèrent à des lieux d'excellence pour désigner des lieux de relégation ainsi ces « Prépa-pro » (prépa, n'est-ce pas ? ) ou ces classes « métiers-études » (comme sport-études bien sûr) et qui seraient « des classes d'ouverture et d'expression des talents », des talents (talents, n'est-ce pas ? )

Ecole de malheur pour enseignants et parents

On n'en finit pas de relever dans ce programme les constituants de cette école de malheur pour les enfants d'abord, mais aussi pour les enseignants qui auraient bien intérêt à lire ce programme dans le détail : ils sont traités là comme les simples exécutants d'un « projet » (encore un mot volé et non des moindres) venu d'en haut, soumis à l'autorité d'un cheffaillon « formé à la GRH » (mais pas à la pédagogie ? ) qui les évaluera sous le regard d'un inspecteur d'académie (proposition 15) lequel etc.

École de malheur pour les parents auxquels on prétend vouloir ouvrir l'école, comme si on les avait attendus, ces gens-là, pour penser aux parents alors qu'il n'y a pas un projet expérimental, dont les tiroirs du ministère sont pleins, qui n'affirme cette nécessité. Mais pourquoi nos gestionnaires de ressources humaines souhaitent-ils soudain inviter les parents à l'école ?

Pour, à l'aide d'une mallette, la « mallette des parents », leur apprendre le « métier de parent ». Car pour eux, être parent est un métier, et il ne sont même pas conscients, ce faisant, de la monstruosité qu'ils profèrent. Car ce n'est pas seulement de l'école qu'ils veulent faire une entreprise mais de la société toute entière.

Mais il y a pire, car non seulement ils veulent faire un métier de ce qui devrait toujours être un pur acte d'amour mais, selon l'expression de Guéant qui en devient alors un sinistre personnage, « un métier de parent d'élève à la française » (Proposition 7 : à la française, n'est-ce pas ? ).

Et l'on suppose que les parangons de ces « parents à la française » ce sont eux, les sieurs Guéant, Chatel et consort. Parents à la française ! Comment peut-on être si stupides à moins que ce ne soit si cyniques ou, plus vraisemblablement, si... bêtes ?

Pour couronner le tout, j'entends ce matin que le sieur Fillon verrait bien les enfants de nos écoles en uniforme, comme cela se fait ici ou là, en ces pays qui sont des modèles pour nos réactionnaires. Non seulement bêtes, ces gens-là, mais dangereux.

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 14:46

En ces temps de confusion histoique voulue, une piqûre de rappel :

 

"La butte rouge"

Sur cette butte là y’avait pas d’gigolettes
Pas de marlous ni de beaux muscadins.
Ah c’était loin du Moulin d’la Galette,
Et de Paname qu’est le roi des patelins.
C’qu’elle en a bu du bon sang cette terre,
Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N’en meurent jamais, on n’tue qu’les innocents !

La butte rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boira d’ce vin là, boira l’sang des copains.

Sur cette butte là on n’y f’sait pas la noce
Comme à Montmartre où l’champagne coule à flots,
Mais les pauvr’s gars qu’avaient laissé des gosses
Y f’saient entendre de terribles sanglots ...
C’qu’elle en a bu des larmes cette terre,
Larmes d’ouvriers et larmes de paysans
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleurent jamais, car ce sont des tyrans !

La butte rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin,
Qui boit de ce vin là, boit les larmes des copains.

Sur cette butte là, on y r’fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons :
Filles et gars doucement qui échangent
Des mots d’amour qui donnent le frisson.
Peuvent-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu’à cet endroit où s’échangent leurs baisers,
J’ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j’y ai vu des gars au crâne brisé !

La butte rouge, c’est son nom, l’baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui y’a des vignes, il y pousse du raisin.
Mais moi j’y vois des croix portant l’nom des copains ...

 

 

Par jacques thomassaint - Publié dans : thomassaint - Communauté : les anti-capitalistes
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POESIE

Comparution                   Millas-Martin        1971

Les choses imminentes   Formes et Langage  1977

La septième face du dé      Arcam                1994

Bleu comme les rêves (cartes postales)        1997

Trois rebelles d’autres rivages   L’autre rive   2004

Porh Loeiz blues            Auto-édition             2006

Il y avait un homme (prix 2007   Dijon)
                Les poètes de l’amitié                         2007

Là-bas, peut-être     L’autre rive                     2007
ar garediged          Cynthia 3000               2010

Nous voici aux portes du vent. Les joueurs d'astres. 2010

ROMANS/NOUVELLES

La guerre sera jolie, encore une fois Complicités  1998

Alpha-Blanc-Casse                          Mutine         1999

Ici et là-bas (nouvelles)                    Mutine        2002

Le triporteur de l’Apocalypse   L’Embarcadère 2003

En attendant la canicule                  Mutine        2005

Ça va pas être Noël tous les jours     Findakly    2005

Une journée de chien ( policier) Chemin Faisant  2006

Opération Minahouet (policier) Chemin Faisant   2007 
Bar des sables (nouvelles) chemin faisant               2009
L'hiver sera rude                      Mutine          2010
 
JEUNESSE

Contes des bas-buissons  (contes) Vague à l’âme    1993

Une libellule ça trompe (roman)Vague à l’âme     1994

Contes à lire en mangeant des pois chiches            1994

Rendez-vous avec l’ankou (roman)  Liv’éditions    1999

Gwen et les occupants (roman )         Liv’éditions   2000

Le clandestin de Port-Louis (roman ) L’harmattan 2003

Mon chat est un drôle de zèbre (poèmes)Soc et Foc 2004

Le voyage à Perros (roman )           Le petit Pavé    2004

ESSAI

Conte et ré-éducation (essai de psycho-pédagogie)   
                                                   Chronique Sociale 1993

CONTES SATIRIQUES

Le grand jeu des chaises                             Mutine       2000

Promenade marcusienne en France électorale Mutine  2008

Pamphlet : les héritiers (prix Claude Tillier 2008)      2008

DIVERS

De Margot à Titouan    Port louis (association)  2003

Nouvelles en direct   En abonnement mensuel (depuis 1998) 
 Revues :  Salmigondis, Sapriphage, l’Encrier renversé,
Epistoles,
Hopala, Spered Gouez, l’ours polar,
Le cri du menhir

En ouvrages collectifs  

Village du livre de Cuisery(nouvelle)   2005

Village du livre de Fontenay(conte)     2004

Rue du monde(poèmes)                       2005

IHV (poèmes)                                       2006 
Nouvelles de Bretagne
(Centre Régional des Lettres)              
2007

Les maisons mitoyennes (nouvelle)
ed du barrage                                      
2007

Alfred Jarry est mort (nouvelles)Laval  2007

Café (nouvelles) le Loir littéraire          2007

A bout de course (nouvelles)
                                 Mauves en noir    
2008
 
 Un mois, une nouvelle (nouvelles)
                                          ed. Gunten  2008

 En Bretagne, ici et là (keltia graphic) 2008  

   Sur un autre versant (petit pavé)       2009

THEATRE

le dernier été de Jeanne   La main qui raconte  2007

(joué à Port-Louis, Gâvres, Locmiquélic, Saint-Pierre Quiberon,
 Concarneau, festival de Kerhervy…)

Marchands de sable (rue nanataise.Rennes) 2011

nouvelles en direct (extraits)

L’OSTROGOTH

 

            Il n’y avait pas dans toute la Bretagne de lieu plus redouté que le marais du Yeun Elez. Immense étendue verdâtre d’où s’élevaient une puanteur atroce et des miasmes de mort. Ici, disaient les Anciens en se signant, était la Bouche de l’Enfer… Pourtant ce matin-là, une silhouette s’y aventura, portant sur son dos un étrange fardeau, mi animal mi humain.

            Erwan, planqué derrière le fût d’un chêne au sommet foudroyé par un orage, s’exclama in petto :

            - Nom de Dieu ! Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?

....

(cette nouvelle a reçu le prix de la ville de bessancourt)


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Poème du mois

 

Les laisserons-nous encore longtemps s’acheter l’avenir sur nos morts

 

 

Il règne ici un si grand bruit un si grand silence

Un tumulte si  puissant effaré d’échines soumises

Dans ces jours noirs que repeignent de bleu les maquignons

Quand chacun laisse au plus barbare la mémoire des nôtres

Dans cette carrière de Châteaubriant devant l’eau vive de Boulogne et

Demain si l’on n’y prend garde au Vercors ou dans Oradour suppliciée

Les laisserons-nous encore longtemps s’acheter l’avenir sur nos morts

Et c’est à se demander où donc vivons-nous

En quel territoire peuplé de fantômes à l’encan éparpillés

Errons-nous désespérés n’osant plus hurler nos douleurs

Car il s’agit de cela la douleur la douleur je n’ai pas d’autre mot

Pour parler de cet effroyable comme une honte de n’avoir été

Que ces êtres pétrissant l’impossible d’une humanité plus belle

La douleur nous savons bien que c’est de cela dont il faut parler

La douleur comme si de survivre après tout après tout ce que

Nous vîmes du monde quand il sembla de partout s’effondrer

Et ces crimes en notre nom et ces mensonges épouvantables

Et pourtant si peu  ici n’ont à se couvrir du manteau d’opprobre

Pourtant ce si grand silence glaçant nos jours nos nuits  à n’en pas dormir

Ni rêver imaginer des jours et des nuits sans ce malheur

Sans cette douleur cette litanie c’en devrait être assez à la fin

Ne croyez-vous pas venu le temps de jouer cartes sur table

Comme dit ce langage que les poètes n’osent plus chanter

Allons donc je parlerai à ma manière vous le savez bien compagnons

Qui tentez parfois de trouver de nouveaux chemins de nouvelles lisières

Aux orées des jours à venir dans ce pesant silence où l’on entend

Les plaintes des peuples toujours bafoués toujours muselés

Les laisserons-nous encore longtemps sans que notre voix

N’accompagne leurs errances aux frontières des espoirs enterrés

Sans creuser encore et encore ôter cet humus cette pourriture

Dont nos révoltes se sont couvertes comme de cendres nos fronts

Sans relever nos corps malgré la douleur  et il n’est pas ici question

De taire ce passé si noir qu’il semble souvent que rien n’existât

Que ce ne fût qu’un cauchemar dont il faut se réveiller on n’ose

Régler la sonnerie du réveil sur des lendemains d’utopie

On nous a tant dit et dit qu’il faut à tout cela garder raison

Poser la chape de l’oubli tout refaire à nouveau à nouveau escalader

Les falaises à nouveau franchir les plaines et les déserts gravir les monts

Croire à de nouvelles merveilles et toutes anciennes douleurs

Qui remontent dans nos ventres nos gorges comment alors

Dire à ces enfants qui viennent l’infinie traversée sans l’assurance du havre

Le dédale avec tapi on ne sait où le monstre au front de taureau

A chaque tentative de franchir l’avenir piétinant les ailes frêles d’Icare

 

Les laisserons-nous encore longtemps  s’acheter l’avenir sur nos morts ?

 

 

 

 

solidarité

Leonard Peltier, indien Anishinabe/Lakota-Sioux, est incarcéré depuis 1976 aux USA pour un crime qu'il n'a pas commis. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition." Il est une des victimes de la guerre cachée menée par le gouvernement américain et le FBI contre l'American Indian Mouvement (Mouvement Indien Américain - AIM).

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